Dossier football · staff de club
Ce que je livre dans un club : cinq colonnes, pas vingt.
Quatre-vingt-trois dimensions testées sur six saisons. Cinquante-cinq tiennent une saison de titulaire, le reste est écarté et documenté. C'est cette liste-là qui compte le jour où il faut classer un joueur et défendre le classement en réunion.
Un tableau de bord n'est pas un classement.
Une table de scouting ressemble à un tableau de bord : vingt colonnes, un bouton de tri, des couleurs. Le problème n'est pas la quantité. C'est que personne ne demande à ces colonnes si elles mesurent quelque chose de stable.
J'ai posé la question à 83 dimensions, sur six saisons et 33 168 matchs. Une sur trois ne tient pas une saison de titulaire. Un tiers des dimensions testées ne départage personne. Derrière chacune, il y a pourtant une décision de recrutement prise sur un tri qui ne veut rien dire.
Cinq colonnes, et l'intervalle à côté.
Je ne livre pas vingt colonnes. J'en livre cinq, choisies pour ce qu'elles départagent à ce poste, avec l'intervalle affiché à côté du chiffre.
Je refuse de classer un joueur sur une saison partielle, et je garde club et sélection dans deux vues distinctes : mélanger les deux, c'est fabriquer de la variance et l'appeler talent.
Si une colonne ne classe rien, elle sort du tableau, même si elle rassure. La conséquence est inconfortable : un livrable plus court, plus lent à produire, et discutable en réunion. C'est le prix d'un classement qu'on peut défendre.
Trois travaux pour juger la méthode.
- 01 83 dimensions testées, 55 tiennent 55/83 Six saisons, trois sources, 33 168 matchs. Sur les 20 colonnes d'une table de scouting, 10 tiennent, 9 tombent, une n'est pas mesurable.
- 02 Ce qu'on peut affirmer avec 2 081 tirs 2 081 206 séances internationales, deux sources rapprochées tir par tir. Les intervalles se recouvrent : je ne classe pas les continents.
- 09 Un profil tient-il hors des données qui l'ont fait naître ? 16/19 Dix-sept saisons, 25 cellules ligue-saison, modèles figés avant le backtest.
Ce que je fais dans les 90 premiers jours.
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Auditer vos colonnes, pas les miennes.
Je reprends les définitions que votre cellule utilise déjà et je les teste à votre profondeur de données : quelles colonnes départagent, à partir de combien de minutes, et à partir de quel moment de la saison.
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Livrer court.
Cinq mesures par poste, avec l'intervalle. Un document d'une page qui dit aussi ce qu'on ne peut pas lire. De quoi arrêter une discussion en réunion au lieu de la relancer.
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Une shortlist de recrutement, de bout en bout.
Un poste, un profil, cinq noms, la vidéo, et une recommandation qui assume son incertitude. Le livrable final n'est pas un tableau : c'est une décision tracée.
Ce que je demande pour démarrer : l'accès aux données du club et deux heures avec le staff. Sans les deux, je produis des classements que personne n'utilise.
Ce que ce dossier ne remplace pas.
Je n'ai pas encore travaillé dans un club professionnel : ce dossier montre la méthode, pas l'expérience du vestiaire. Mes données sont publiques (SofaScore, WhoScored, Transfermarkt), donc sans tracking, et un club qui travaille sur des flux licenciés devra refaire le test sur ses propres définitions. La méthode se transporte, les chiffres non.